Sound Build-up System
The PC is the studio!

 

Description résumée du projet

Le projet "SBS PHASE II"
Présentation sous forme de questions-réponses (faq)
       1. Quoi de nouveau ?
       2. C'est quoi le truc ?
       3. Et concrètement ça s'utilisera comment ?
Notes

Le projet "SBS PHASE II"

Phase d'industrialisation d'une gamme de séquenceurs audionumériques basés sur notre procédé breveté SBS (Sound Build-up System).

Cette nouvelle phase fait suite au succès de la phase I (phase de faisabilité, soutenue par l'ANVAR et le ministère de la Culture, ayant abouti à la réalisation d'une maquette et à l'élaboration d'une architecture robuste, modulaire et multiplateforme).  


Présentation sous forme de questions-réponses (faq)

1/ Quoi de nouveau ?

Nos outils de création musicale seront, tout à fait littéralement, et dusse notre modestie en souffrir, INFINIMENT PLUS PUISSANTS que les outils existants !

Notre technologie franchit d'un bond le large fossé qui sépare, et semblait destiné à toujours séparer, la tendance émergente du "tout-logiciel" et la synthèse temps-réel de très haute qualité, en rendant tout simplement INCONSEQUENTES les limites en ressources matérielles qui jusqu'à présent imposaient un compromis entre le nombre et la qualité des sons simultanés.

En effet, avec les outils SBS, toutes les ressources de l'ordinateur sont disponibles pour la synthèse du segment de piste en cours de création ou modification, au lieu d'être partagées entre toutes les pistes que l'on entend simultanément. Cela permet l'emploi de techniques de synthèse sophistiquées et expressives mais gourmandes en ressources, telles que la Modélisation Physique (gourmande en puissance processeur) ou encore le "Gigasampling" (gourmand en bande passante disque), ou pour ce qui concerne les effets la reverb à convolution (très gourmande en puissance processeur) par exemple. Et pas seulement sur une piste ou deux comme le permettent déjà les outils existants, mais sur un nombre illimité (si, si) de pistes simultanées, modifiables interactivement à volonté, et dont chacune peut consommer jusqu'à la totalité des ressources de la machine !

Nos séquenceurs accueillant les synthés et effets plug-ins au format VST/VST2, le musicien pourra à loisir user et abuser des tous derniers algorithmes du moment (dont la qualité - et donc la consommation de ressources - croîtra évidemment avec l'augmentation de la puissance des machines, de sorte que les plug-ins "de pointe" consommeront toujours chacun une grande partie de la puissance disponible, et donc ne laisseront jamais le "fossé" se refermer pour les séquenceurs non-sbs :) sans se soucier une seconde de savoir si "ça passe" ou pas. Tout ça pratiquement sans autre matériel que son PC, et SANS PASSER PAR LA CASE STUDIO : le master est dispo à tout moment, donc dès que le morceau est composé il peut être publié (WYHIWYG - ce n'est pas le cri de joie du musicien, mais les initiales de "what you hear is what you get", ce que vous entendez est ce que vous obtenez !).

Tout un chacun pourra donc faire un usage immodéré de sons et d'effets de qualité professionnelle (de façon plus ou moins harmonieuse, nous ne sommes pas magiciens !) et publier instantanément ses oeuvres.

Pour satisfaire ce marché élargi de la création musicale, nous prévoyons une gamme "large spectre" de trois produits, dont la cible ira du grand public au musicien professionnel, en passant par l'amateur éclairé.

Les séquenceurs SBS permettront aux musiciens de créer et d'enregistrer en toute liberté, sans limites imposées par les moyens matériels. Une révolution qui va faire du bruit :) 

2/ C'est quoi le truc ?

LE PROCEDE SBS (un peu technique, il y a des additions et des soustractions :)

C'est un procédé que l'on pourrait qualifier de "sigma-delta" (sommes et différences), par opposition aux procédés concurrents qui ne sont que "sigma" . On crée et on met à jour en temps réel le master audionumérique du morceau, par mixage/démixage simultanés de sons composants au fur et à mesure des modifications de composition : addition des nouveaux segments composants, et soustraction des anciens segments composants. Seule la puissance pour synthétiser les sons que l'on est en train de créer ou de modifier à l'instant "t" est nécessaire. Une fois synthétisés ces sons se "fondent" dans le master et ne requièrent plus aucune puissance ni bande passante, tant qu'ils ne sont pas modifiés de nouveau. On ne travaille que sur les différences du moment, jamais sur la totalité des sons simultanés.
Avantages :

3/ Et concrètement ça s'utilisera comment ?

PLUS FACILEMENT QUE LES AUTRES OUTILS, et sans les limites !

Scène de la vie ordinaire avec un séquenceur SBS, fin 2003 (tout public, mais les musiciens seront mieux à même d'apprécier) :

Jules est confortablement assis devant sa machine, un Pentium 2.4 GHz d'entrée de gamme, muni toutefois d'une carte son d'assez bonne qualité autorisant le temps-réel (1 ms de délai AudioIn-AudioOut seulement, avec son pilote ASIOô). "Sanglots longs" est presque terminé. Il décide de refaire une phrase du piano, au clavier plutôt qu'à la souris pour que ça "sonne plus humain", et en boucle pour ne pas avoir à quitter son clavier pour faire plusieurs essais.

Après avoir positionné les deux points de boucle, le premier deux mesures avant la phrase en question et le second une mesure après, il clique du bouton droit sur le bloc rectangulaire (semblable à un segment de bande magnétique) qui "porte" les notes de cette phrase dans la piste "piano" (juste les notes, il ne veut pas modifier les courbes de Volume et de Pan) et choisit " loop record" dans le menu contextuel qui s'affiche (pas de dialogue "are you sure ?", il y a toujours la fonction "undo" !). La lecture démarre aussitôt à partir du premier point de boucle, l'enregistrement démarrera et s'arrêtera automatiquement au début et à la fin du bloc (en fait l'enregistrement se prolongera "silencieusement" jusqu'au 2ème point de boucle, au cas où Jules souhaite agrandir son bloc par la suite), et lorsqu'elle parviendra au 2ème point de boucle la barre de position courante fera un saut en arrière jusqu'au premier point de boucle où elle reprendra la lecture, et ainsi de suite.

D'une rotation de son siège vers la droite, Jules s'installe au clavier (un clavier maître MIDI, sans fonctions de synthèse, dont il affectionne le toucher lourd, très proche de celui d'un piano) et, le moment venu, rejoue sa phrase. A l'écran, pendant que les nouvelles notes du piano s'affichent au fur et à mesure dans le "piano roll" comme dans tous les séquenceurs, l'onde sonore correspondante se dessine magiquement sur le bloc, remplaçant progressivement l'ancienne onde. En pure perte en l'occurrence car Jules joue les yeux fermés !

N'ayant réglé aucune piste en "Solo" ou "Mute", en jouant il entend tous les intruments : le piano qu'il est en train de jouer (Bösendorfer gigasamplé de 3 Go, polyphonie environ 40 avec la bande passante de son disque dur standard), la boîte à rythmes (en synthèse pure, choisie pour ses sons très "analogiques"), la basse (gigasamplée elle aussi), la voix de la chanteuse traitée par une reverb à convolution (réglée sur "Notre-Dame de Paris" et "full quality"), et les 20 violons (instances indépendantes d'un bon Stradivarius en modélisation physique très poussée, difficile de faire la différence avec l'original). Jules rouvre les yeux, c'est parfait. Peu lui importe que ce passage de son morceau nécessiterait avec un séquenceur ordinaire 200% de sa bande passante disque et 2000% de sa puissance processeur comme l'affiche son indicateur de ressources, il s'est simplement dit que ça sonnerait bien comme ça et il l'a fait!

Cette troisième prise était la bonne, un appui sur la barre espace pour arrêter l'enregistrement (ça va plus vite qu'à la souris), c'est dans la boîte. Un clic de souris sur le bouton "publish", et "Sanglots longs" est aussitôt envoyé, en qualité CD -Jules ne supporte pas le MP3, qui lui "écorche les oreilles"- sur www.jules-muziks.com, où il rejoint ses autres morceaux qui lui ont déjà valu un certain succès d'estime et même quelques ventes. Oublié le temps, pourtant pas si lointain, des séquenceurs pré-SBS qui nécessitaient une longue et fastidieuse phase de mixage après la mise au point de la séquence !

Naturellement c'est également sur internet qu'il a acheté et téléchargé son séquenceur SBS le mois précédent, comme la plupart de ses logiciels récents. Vive la connexion haut-débit illimitée ! 
Ce qui se passe en coulisses :

En réalité, au cours de cet enregistrement de piano, ni la batterie ni la basse ni la reverb ni les 20 violons ne nécessitent la moindre ressource matérielle : on les entend sans qu'il y ait besoin de les synthétiser ni de les lire séparément sur disque. Pour cela, à chaque passage et à chaque instant, le logiciel effectue les opérations suivantes : la précédente version de la phrase de piano (stockée sur disque lors de sa synthèse) est démixée du master, la nouvelle version est synthétisée (et stockée sur disque aussi) et mixée au master, et le master en cours de mise à jour est lu à la volée (imaginer une "tête de lecture" juste derrière la "tête d'enregistrement" du master). On n'entend donc plus l'ancienne version du piano, on entend par contre la nouvelle, ainsi que toutes les autres pistes qui sont restées inchangées dans le master et n'utilisent effectivement aucune ressource depuis leur dernière mise à jour (demonstration)! A l'instant précis où Jules arrête l'enregistrement, le master est à jour, paré pour publication ou pour une autre modification sur n'importe quelle piste. 


Notes :

  1. Séquenceur audionumérique : outil logiciel de création musicale et audio. Retour ý la rubrique
  2. "Tout-logiciel" : séquenceurs permettant non seulement composition et enregistrement, mais également synthèse et traitements sonores, par utilisation de plug-ins synthés ou effets. Retour ý la rubrique
  3. Synthèse au sens large : génération d'un son par synthèse proprement dite (synthèse pseudo-analogique, sampling etc...) ou par application d'effets (reverb, chorus etc...) à un son "réel" tel que la voix de la chanteuse ou le signal de la guitare électrique. Retour ý la rubrique
  4. Modélisation Physique : technique de synthèse émergente basée sur la simulation numérique de la réalité physique de l'instrument (vibration des cordes, résonance de la caisse etc...), plus expressive que le sampling ou "wavetable synthesis" basé sur la lecture d'échantillons préenregistrés (le sampling est la technique de synthèse la plus employée actuellement). Retour ý la rubrique
  5. Gigasampling (néologisme d'après le logiciel Gigasamplerô) : sampling de très haute qualité basé sur de très nombreux échantillons (pratiquement un échantillon par note et par nuance de jeu), totalisant de l'ordre du Giga-octet par instrument donc qui ne "tiendraient pas" en mémoire vive, lus directement sur disque en temps réel (sauf les quelques premiers dixièmes de seconde de l'échantillon qui sont préalablement stockés en mémoire vive pour pallier le délai d'accès disque). Retour ý la rubrique
  6. Reverb à convolution : le son à traiter est convolué (opération de traitement numérique du signal très lourde en calculs) avec la réponse impulsionnelle (le son produit en réponse à un son très bref) d'un lieu ou d'une reverb électronique, dont la réponse sonore est ainsi reproduite à la perfection. Le plug-in VST Acoustic Mirrorô est une reverb à convolution qui, comme son nom l'indique, permet à chacun de reproduire les caractéristiques acoustiques du lieu de son choix (sa salle de bains par exemple ;-) et plus généralement du système linéaire (filtre etc...) de son choix, ainsi que d'utiliser des réponses prédéfinies (Hall, Large Hall etc...). Retour ý la rubrique
  7. Réellement illimité, pas au sens "limité seulement par les capacités de la machine". Retour ý la rubrique
  8. Démixage : néologisme pour désigner la soustraction d'un segment préalablement mixé : le mixage d'un son numérique composant au master n'étant jamais que l'addition d'un vecteur d'entiers à un autre, on peut le "démixer" par simple soustraction ! Retour ý la rubrique
  9. Démonstration (arithmétique de vecteurs d'entiers, reste vrai même en cas de dépassement de capacité des entiers !) :
    [nouveau master] = ([ancien master]) - [ancien piano] + [nouveau piano]
    = ([autres pistes] + [ancien piano]) - [ancien piano] + [nouveau piano]
    = [autres pistes] + [nouveau piano]
    CQFD !  Retour ý la rubrique
 

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